La SCPI, un atout face à l’ISF

Dans le contexte actuel où les taux de rendement de l’épargne sont relativement bas, il est plus que jamais conseillé de diversifier son patrimoine. Cela nécessite par conséquent d’accepter de sortir du schéma du placement réglementé. Plusieurs possibilités s’offrent alors aux épargnants, notamment dans le domaine de l’immobilier. Cette approche représente de nombreux avantages, tant dans la diversité de l’offre que dans les avantages fiscaux. C’est notamment le cas des parts de Sociétés Civiles de Placements Immobiliers (SCPI).


Qu’est-ce qu’une SCPI ?

Une Société Civile de Placement Immobilier permet d’investir dans l’immobilier locatif sans avoir à se porter acquéreur d’un bien immobilier spécifique. Cette formule permet de bénéficier des avantages de l’investissement locatif tout en diversifiant son patrimoine et en diluant les risques de fluctuation de sa valeur. Cette alternative consiste à acquérir des parts d’une SCPI, dont le rôle est entre autres d’investir dans de l’immobilier professionnel, tel que des bureaux ou des locaux commerciaux. Après déduction des charges, la Société Civile de Placement Immobilier redistribue les loyers perçus à ses investisseurs.

Outre la diversification patrimoniale, l’acquisition de parts dans une SCPI peut également avoir un avantage lorsque l’on est assujetti à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).

Qui est assujetti à l’ISF ?

Tout détenteur d’un patrimoine excédant une valeur nette de 1,3 million d’euros est soumis à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Ce patrimoine taxable est constitué entre autres des biens immobiliers et mobiliers détenus, des valeurs mobilières (titres tels que les actions, les obligations, les Sicav, les Fonds Communs de Placement, etc), des biens détenus en usufruit. Les revenus locatifs, ainsi que les salaires, ne sont pas soumis à cet impôt.

Comment optimiser sa fiscalité ?

Investir dans une Société Civile de Placement Immobilier en nue-propriété est une alternative qui peut permettre de limiter son imposition à l’ISF. Cette formule permet de bénéficier des avantages liés à la gestion de ses avoirs par une Société Civile de Placement Immobilier; l’investisseur se constitue tout de même un patrimoine, mais il ne récupère la pleine propriété de ses parts qu’au terme d’une période déterminée. Le grand atout de ce type d’investissement est que le détenteur de parts SCPI en nue-propriété ne déclare aucun revenu foncier à ce titre. N’ayant pas la pleine propriété, il ne jouit en effet d’aucun revenu locatif. Il s’agit donc plutôt d’un pari sur le long terme, où l’investisseur mise sur la plus-value potentielle à la revente. La non-perception de revenus locatifs constitue donc en toute logique un avantage fiscal, puisque ceux-ci n’ont pas à être déclarés.

Autre avantage et non des moindres: le contribuable détenteur de ce type de parts se voit exonéré d’Impôt de Solidarité sur la Fortune à hauteur de la nue-propriété. En effet, l’administration fiscale considère que la déclaration à l’ISF revient à l’usufruitier, et non au nu-propriétaire. Combinée à l’avantage fiscal lié à la non-perception de revenus fonciers, cette option d’investissement peut donc se révéler payante sur le long terme.